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Surnommée la « Capitale des Flandres", Lille est une très belle ville (que j'adore) qui regorge de trésors.

Du Moyen Âge, Lille tire l’une de ses plus célèbres traditions : au 12e siècle, les valets avaient obtenu de pouvoir vendre une fois par an les anciens objets et vêtements de leurs maîtres. De nos jours, la Braderie de Lille est le plus grand et le plus célèbre des marchés aux puces d’Europe. Chaque année, le premier week-end de septembre, les nombreux participants consomment les célèbres « moules – frites Â» et les coquilles s'entassent en face des restaurants... Mais Lille, ce n'est pas que cela.

Le Vieux Lille conserve de nombreuses traces de son passé... Il suffit de lever les yeux...

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Commençons sur la Grand-Place. Le théâtre, ancien lieu où se dressaient les bûchers de l’Inquisition et ancienne garnison de la Garde Royale

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La statue de la Déesse au centre de la place. Dans sa main droite, elle tient de quoi allumer la mèche des canons ; de sa main gauche, elle désigne l’inscription sur son socle, qui rappelle que le maire de l’époque refusa de livrer la ville aux Autrichiens.  C’est son épouse qui servira de modèle au sculpteur de la déesse.

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Au sommet de la Voix de Nord,  trois Grâces dorées,  représentant les 3 provinces de la région : l’Artois, la Flandre et le Hainaut, surplombent la Grand-Place.  Ce journal sera créé en 1941, dans la clandestinité et, à la Libération, il s’installera dans ces locaux.  Sur la façade, on peut lire les noms des 28 éditions régionales du quotidien.

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La Vieille Bourse, vouée au commerce, est bien gardée.

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Un peu plus loin, au sommet de l’opéra, se dresse le dieu des arts, Apollon entouré de ses muses. Mais la Ville airait décidé d’y installer aussi trois ruches afin de protéger les abeilles et de promouvoir la biodiversité.

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À gauche, s’élève le beffroi de 76m de haut, de style néo-flamand ; il domine la poste et la Chambre des commerces (On a parfois la chance de l'entendre jouer le P'tit Quinquin)

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Rue de la Bourse, on peut observer de fausses traces d'un conflit sur les façades des magasins « Dinh Van Â» et « Zara home Â». il s'agit de six boulets de canon!

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Sur ces mêmes façades, les puttis n'ont pas qu'un rôle décoratif. S'ils se font face, c'est qu'ils appartiennent à la même maison; s'ils se tournent le dos, ils indiquent la limite entre les deux demeures.

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Ce bras doré, déjà présent au 17e siècle, nous indique la direction à suivre.

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Dans cette rue, les maisons furent construites pour la plupart au 18ème siècle, et les étages s’ornaient de balcons de fer forgé, caractéristiques du raffinement des maisons bourgeoises.

L’un d’eux est orné d’un bateau, rappelant qu’autrefois, ce bâtiment abritait l’Auberge de la Nef d’Argent.  

Ailleurs, un chat nous indique que l'établissement était un estaminet.

Au numéro 3, rue des Chats Bossus, l’une des plus belles poissonneries-restaurants de France, l’Huîtrière (Mais je n'ai jamais eu la chance d'y être invitée :-(

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Passons sous les paons image

et poursuivons notre chemin, jusqu’au Musée de l’Hospice Comtesse, fondation hospitalière au 13ème siècle.  Un personnage illustre, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne (et de nos régions) nous accueille. Ancêtre de Charles Quint, il est aussi le fondateur de l'Ordre de la Toison d'or.

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Dans cette rue de la Monnaie, nous arrivons au spécialiste des merveilleux (les meilleurs au monde !!!).  Vous pouvez même assister à leur préparation ainsi qu'à celle des galettes fourrées (Hum!)

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 Quelques étapes avant d'arriver à Notre-Dame de la Treille...

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Vous arrivez devant Notre–Dame de la Treille. Il s’agit de la toute dernière cathédrale achevée en France puisque ses travaux ont pris fin en 1999, 145 ans après la pose de la première pierre. Sa construction a été décidée à l’époque où le gothique était de nouveau à la mode. Quant à la façade, à vous de juger...

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Encore quelques découvertes avant de retourner sur la  Grand-Place : 

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Notre petite balade, nez en l'air (attention aux pieds), se termine Place du Général de Gaulle, face au Furet du Nord. Cette institution lilloise, avec ses 8.000 m2, est la plus grande librairie d’Europe.  Elle doit son nom à l’ancienne boutique de fourrure transformée en librairie en 1936.  Impossible de ne pas s'y arrêter! 

Mais, dans le Vieux Lille, vous ne pouvez pas manquer non plus:

- La Chambre aux confitures, à deux pas de la Grand-Place. Armés d'une cuillère, vous pouvez TOUT goûter! Les confitures, les gelées, les miels,... Exquis! Et en plus, la vendeuse (très patiente et très gentille) vous conseille des recettes faciles et inratables (juste ce qu'il me faut)

- La Droguerie, bien sûr! Boutons, rubans, accessoires pour bijoux,... laines, cotons et lins aux couleurs fabuleuses!!! Neuf fois sur dix, j'ai droit à une vendeuse adorable! L'une des dernières fois, j'ai craqué pour le légendaire mélange "alpaga-plumette". Une merveille de douceur qui a donné ceci:

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(Je vous en parlerai une prochaine fois mais je ne pouvais pas résister à l'envie de vous montrer mon tout nouveau mannequin!)

Avant de repartir, il faut évidemment passer par LA Lainière de Wazemmes (un autre quartier de Lille). La patronne est haute en couleur et règne sur son monde de pelotes (parfaitement rangées) à des prix TRÈS intéressants! Les vendeuses  sont vraiment sportives (les réserves se trouvent à l'étage) et très agréables.  En plus, un boucher marocain (je pense?) du quartier vend des merguez délicieuses et vous pouvez terminer par un thé exquis aux Halles de Wazemmes.

Elle est pas belle, la vie? 

J'espère vous avoir donné envie de (re)découvrir ou de flâner dans le Vieux Lille, le nez en l'air et de retrouver ce que je me suis amusée à photographie.

A bientôt.